Un
premier album comme un appel au voyage, suivez Guillaume Grand sans préavis.
Il a vécu son enfance au rythme des mutations de son père.
Des déménagements comme des voyages sans fin.
Dans les cartons de ce jeune auteur-compositeur, on trouve une guitare
dont on entend presque le bois craquer à force d’avoir été
malmenée; une voix rocailleuse et minérale qui accroche
l’oreille; et une sacrée énergie vitale comme un sentiment
d’urgence à exister.
Une névrose par-ci ("je suis hypocondriaque"), une obsession
par-là ("je suis un hyperactif du bonheur"), Guillaume
vit chaque jour comme si c’était le dernier et n’arrive
pas à fermer les yeux s’il n’a pas vécu quelque
chose de fort dans la journée. "L’amour est laid", certes, mais le disque,
lui, est beau.