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John
Wayne Gacy

Quelques
repères biographiques
John
Wayne Gacy est né le 17 mars 1942 à Chicago aux Etats unis.
Il est le fils de Marie Elaine Robinson et de John Stanley Gacy.
Son père était alcoolique et autoritaire. Considéré
comme le vilain petit canard de la famille à cause de son embonpoint,
John Wayne gacy, était régulièrement malade. Il souffrait
de problèmes cardiaques et à 11 ans il était sujet
aux évanouissements. Son père y voyait là des tentatives
pour s'attirer l'affection de sa mère et le ridiculisait en lui
disant qu'il n'était qu'une "chochotte" et qu'il finirait
"pédé".
L'origine psychosomatique de ces malaises était très certainement
liée au mépris et aux corrections que lui infligeait son
père.
A 18
ans, John Wayne Gacy quitta la maison familiale pour aller travailler
à Las Vegas. Il décrocha un emploi comme gardien de morgue.
Se débrouillant seul financièrement, il reprit confiance
en lui et s'inscrivit à l'école de commerce de l'Université
de North Western où il obtient son diplôme.
Son besoin de se faire apprécier le rendait amical et en faisait
un excellent vendeur.
Embauché en tant que stagiaire de direction dans la compagnie de
production de chaussures Nunn-Bush, il fut promu à l'âge
de 22 ans à Springfield dans l'Illinois pour y diriger un point
de vente dans un important magasin de vêtements masculins.
Peu après,
John Wayne Gacy épouse une collègue de travail : Marlynn
Myers, dont le père était un homme d'affaires prospère.
Les parents de la jeune fille achetèrent une chaîne de fast
food à Waterloo dans l'Iowa et confièrent tout naturellement
la gérance à leur beau fils.

Confiant
et populaire, il s'investissait beaucoup dans le domaine de l'aide sociale,
il était devenu un des hommes les plus respecté de sa ville.
Pourtant c'est
un autre visage que la population n'allait pas tarder à découvrir...
Le
début de la perversion
En
1968, John Wayne Gacy est accusé de tentative de viol sur un adolescent,
et de s'être livré à des actes indécents sur
un autre jeune homme. A l'annonce de cette accusation la ville fut frappée
de stupeur et sa femme bouleversée.
Alors
que sa femme se trouvait à l'hôpital pour accoucher, John
Wayne Gacy avait invité chez lui Edward Lynch, un jeune employé
du fast food qu'il dirigeait. Ils avaient joué au billard, et John
Wayne Gacy avait suggéré que le perdant fasse une fellation
au gagnant. Le garçon refusa, mais Gacy proposa au jeune homme
de regarder un film. John Wayne Gacy mis un film pornographique et menaça
gentiment le garçon avec un couteau de cuisine. Edward Lynch parvint
à s'extraire de l'emprise de John Wayne Gacy, lequel s'excusa auprès
du jeune homme. John Wayne Gacy s'éclipsa et revint avec une chaîne
et un cadenas et attacha Edward, qui honteux d'avoir réagit comme
ça avec son patron, se laissa faire.
John Wayne Gacy jeta Edward Lynch au sol et tenta de l'étrangler,
le jeune homme perdit connaissance quelques minutes. Puis John Wayne Gacy
lui ôta les chaînes en lui demandant s'il allait bien et le
raccompagna chez lui. Quelques jours plus tard, John Wayne Gacy licencia
Edward Lynch.
La seconde
accusation provenait de Donald Vorhees, le fils d'un collègue de
John Wayne Gacy de la chambre de commerce associée. Il s'était
rendu chez John Wayne Gacy, également en l'absence de sa femme.
Les deux hommes avaient une fois encore regardé un film pornographique
à la suite duquel John Wayne Gacy imposa à Donald Vorhees
des rapports bucco-génitaux.
John Wayne Gacy
fut donc accusé d'avoir menacé et maltraité Edward
Lynch et Donald Vorhees, mais nia les faits.
A sa demande, il fut soumis par deux fois au détecteur de mensonges
mais les résultats montrèrent sans équivoque possible
qu'il mentait. John Wayne Gacy avoua qu'il avait eut des rapports sexuels
avec eux, mais que ceci s'était sans la moindre contrainte, qu'il
s'agissait juste pour lui de faire une "expérience" homosexuelle.
Pour
s'en sortir, John Wayne Gacy fit chanter un de ses employés, avec
qui, il avait fait un cambriolage auparavant : Russell Schroeder. Il lui
ordonna de passer à tabac Donald Vorhees pour ne pas qu'il témoigne
contre lui.
Russell Schroder se présenta à Donald Vorhees sur le campus
de l'université et lui expliqua qu'il avait été sélectionné
pour le parrainer pendant quelques jours. En toute confiance, Donald Vorhees
suiva Russell Schroder jusqu'à un bois isolé. Sur place
Russell vaporisa du gaz lacrymogène dans les yeux de Donald, puis
le roua de coups en lui disant de ne pas témoigner contre John
Wayne Gacy. Mais Schroder parvint à frapper son agresseur au visage
et à se sauver.
Le lendemain, Russell Schroeder fut arrêté et interrogé.
Il raconta d'abord qu'il avait été engagé par un
certain "Jim", mais avoua rapidement la vérité.
Pendant que John
Wayne Gacy attendait en prison de passer en jugement, la police interrogea
deux autres adolescents qu'il employait.
Le premier, Richard
Westphal affirma que John Wayne Gacy lui avait proposé, sur le
ton de la plaisanterie, de coucher avec sa femme en échange d'une
pipe. Un soir, alors que Richard travaillait à construction d'un
bar au sous-sol de la maison de Gacy, celui-ci lui proposa de rester dormir
sur place. Aussitôt couché, la femme de Gacy entra dans la
chambre et se glissa dans le lit, quelques seconde plus tard, Gacy alluma
la lumière et dit au jeune homme "Maintenant, tu me dois une
pipe!".
Le second
garçon raconta qu'un soir, alors qu'il s'était saouler avec
Gacy, il était sorti de la voiture pour aller vomir, lorsque John
Wayne Gacy, un revolver à la main, lui proposa de jouer à
la roulette russe. Il plaça le revolver sur la tempe du jeune homme
et appuya, appuya et appuya encore. Au sixième coup, John Wayne
Gacy éclata de rire, le garçon compris que le revolver n'était
pas chargé, et rentra chez lui.
Une
première condamnation
En
novembre 1968, John Wayne Gacy fut jugé et plaida coupable des
charges de sodomie qui pesaient contre lui. Une mise en liberté
surveillée fut évoquée mais le juge
Peter Van Metre s'y opposa et le condamna à 10 ans de prison.
Le lendemain du verdict, Marlynn Gacy, mère de deux enfants, entama
une procédure de divorce.
Au centre
d'éducation surveillée de l'Iowa, John Wayne Gacy démontra
à nouveau ses talents, en quelques mois à peine, il était
devenu un détenu exemplaire, si bien qu'au bout de 18 mois de prison,
il fut mis en liberté conditionnelle.
Au noël qui précéda la sortie de prison de John Wayne
Gacy, il apprit la mort de son père John Stanley Gacy, ce qui mit
fin à une relation houleuse entre père et fils. John Wayne
Gacy regretta de n'avoir pu assister à l'enterrement de son père
mais alla sur sa tombe à de nombreuses reprises par la suite.
Tous
pensaient qu'il s'agissait sûrement d'une erreur judiciaire, ou
d'un complot mené par ses opposants politiques.
24 heures après sa libération, John Wayne Gacy part pour
Chicago où il emménagea avec sa mère et trouva un
emploi comme cuisinier dans la restauration rapide. Peu de temps après,
il décide de créer sa propre entreprise de construction
"PDM" (Peinture, Décoration et Maintenance). Dès
les premiers contrats, John Wayne Gacy fait connaissance avec un homosexuel
qui lui indique les endroits où il pouvait trouver facilement de
jeune garçon gay.
En février
1971, un jeune homme vient déposer une plainte à l'encontre
de Gacy mais il ne se présentera pas devant le tribunal pour témoigner,
les poursuites sont donc abandonnées et le juge d'application des
peines ne fut pas informé.
En octobre 1971,
John Wayne Gacy n'est plus soumis au régime de la liberté
conditionnelle.
Il s'installe dans sa propre maison dans West Summerdale Avenue, fait
la connaissance de ses voisins : les Grexa, et rencontre une jeune femme
divorcée avec deux petites filles : Carole Hoff.
Tout aurait pu allait pour le mieux avec ce nouveau départ, pourtant
le 3 janvier 1972 tue pour la première fois.
Les
premières pulsions meurtrières
Le 3 janvier 1972, John Wayne Gacy avait proposé à un jeune
garçon devant le dépôt d'autocar d'aller boire un
verre chez lui. Une fois sur place les deux hommes se seraient livrés
à des rapports bucco-génitaux mutuels. John Wayne Gacy se
serait ensuite réveillé vers 4 heures du matin, et aurait
vu le jeune homme, un couteau à la main devant lui. Une bagarre
aurait, selon ses dires, éclatée et John Wayne Gacy aurait
blessé mortellement le jeune homme. Après quoi il l'aurait
enterré dans le vide sanitaire pour ne pas avoir de problème
avec la justice.
John
Wayne Gacy épouse Carole Hoff le 1er juin 1972 à l'église
du quartier.
Les voisins remarquèrent qu'une odeur bizarre régnait dans
la maison, John Wayne Gacy expliqua que c'était dû à
l'eau qui s'infiltrait sans cesse dans le vide sanitaire. Quelques temps
après le mariage, madame Grexa demanda à Carole Gacy pour
quand était l'heureux événement, laquelle répondit
que pour être enceinte il fallait avoir des relations sexuelles...
Pogo
le clown
John Wayne Gacy se
forgeait de nouveau une bonne réputation auprès de la population.
Il contacta la section locale du parti démocrate et offrit de travailler
pour elle, proposant même les services de ses jeunes ouvriers du
bâtiment pour entretenir les bureaux.
John Wayne Gacy se confectionna un costume de clown et "Pogo le clown"
devint un personnage sympathique et récurrent pour les collectes
de fonds des démocrates et dans le service des enfants malades
de l'hôpital local.
Si John
Wayne Gacy faisait bonne figure auprès de la population, ce n'est
pas ce visage que ses employés voyaient. John Wayne Gacy était
avare, il payait ses ouvriers de façon très minime, sans
tenir compte du temps passé dans les déplacements.
Des
jeux pervers qui finissent mal...
Un soir, en 1975, Gacy arriva chez lui ivre en compagnie de Tony Antonucci,
il voulait lui montrer un "tour de force" à l'aide d'une
paire de menottes. Il le mettait au défi de trouver sa méthode
secrète pour les enlever. Ingénieux, Tony prit soin de ne
pas glisser entièrement sa main dans la menotte, ce qui lui permit
de se détacher. Tony menotta Gacy les mains dans le dos. John Wayne
Gacy se débattit et persuada le garçon de le détacher,
il ne tenta plus rien par la suite avec le garçon.
Le fils
des voisins, Ron Grexa, avait lui aussi du ressentiment à l'égard
de John Wayne Gacy. Il avait travaillé pour lui et avait dû
repousser ses propositions de paiement en nature.
1er
août 1975, John Butkovich n'arrivant pas à se faire payer
par John Wayne Gacy son dû, fit appel à son père,
qui accompagné de deux amis allèrent chez Gacy. Les hommes
discutèrent, John Wayne Gacy affirma que c'était John qui
lui devait de l'argent pour le matériel acheté sur son compte
d'entrepreneur et utilisé pour décorer l'appartement de
Marko Butkovich, son père.
Après quelques bières et de la marijuana, ils partirent.
Plus
tard dans la soirée, John Wayne Gacy croisa John Butkovich et l'invita
a retourner discuter pour régler définitivement leur différent.
Le lendemain, John Wayne Gacy se réveilla et trouva le corps sans
vie de John Butkovich
étendu sur le sol du salon, les mains menottées dans le
dos, une corde nouée autour du cou. Il s'empressa de trainer le
corps jusqu'au garage et l'enterra, puis recouvra le sol de béton.
Les parents de John signalèrent sa disparition à la police.
Dans les 2 ans qui suivirent, les inspecteurs eurent plus de 100 entretiens
avec John Wayne Gacy au sujet de John mais ils n'en tirèrent rien
et furent contraint de conclure à une fugue.
En mars
1976, Carole Gacy et John Wayne Gacy divorcent.
Désormais seul, John Wayne Gacy, avait libre champs pour ramené
ses proies chez lui....et assouvir ses fantasmes pervers et meurtriers.
Un mois
après le départ de sa femme, le 6 avril 1976, John Wayne
Gacy raccompagne Darrell Samson
chez lui... mais le garçon disparaît mystérieusement.
Le 14
mai 1976, c'est au tour de Randall
Reffett de disparaître. Le même jour, John
Wayne Gacy enlève un garçon de 14 ans, Samuel
Stapleton, alors qu'il rentrait à pied chez lui.
Les deux cadavres furent retrouvé enterrés ensembles dans
le vide sanitaire.
Le 23
mai 1976, John Wayne Gacy viole Michael Rossi, mais le jeune homme ne
savant où aller, s'installe chez John Wayne Gacy.
Le 10
juin 1976, John Wayne Gacy tue William
Carroll, surnommé "Billy"
Le 6 août 1976, Rick Johnston, 18 ans, disparaît en rentrant
d'un concert.
Le 11
décembre 1976, Gregory Godzik
fit l'erreur de rendre visite à John Wayne Gacy. On retrouva sa
voiture abandonnée. Ses parents engagèrent un détective
privé pour le retrouver mais sans résultat.
Le 20
janvier 1977, John Szyc,
19 ans, employé par John Wayne Gacy disparaît à son
tour.
9 mois plus tard, Michael Rossi, fut arrêté par la police
au volant de la voiture de John Szyc. Michael donna le nom de l'homme
chez qui il logeait : John Gacy. John Wayne Gacy expliqua qu'il avait
acheté la voiture à John Szyc parce qu'il avait besoin d'argent
pour quitter la ville. La police se laissa convaincre.
John
Wayne Gacy tue Jon Prestidge
le 15 mars 1977, puis Matthew
Ronan le 5 juillet, Robert
Gilroy le 15 septembre, John
Mowery le 25 septembre, Russell
Nelson le 17 octobre, Robert
Winch le 11 novembre et David
Talsma le 9 décembre.
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Frank
Landingin |
James
Mazzara |
John
Szyc |
Matthew
Ronan |
Richard
Johnston |
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William
Carroll |
Sam
Stapleton |
Robert
Winch |
Robert
Piest |
Robert
Gilroy |
John
Wayne Gacy commençait a avoir mauvaise réputation parmi
les prostitués de Chicago. Un soir, il viola sauvagement un jeune
garçon du nom de Jaimie. Le jeune homme comprit que Gacy était
un sadique qui avait besoin d'infliger la souffrance pour obtenir une
pleine satisfaction sexuelle. John Wayne Gacy lui donna cent dollars et
le ramena chez lui.
Le 6
janvier 1978, John Wayne Gacy est arrêté. Un jeune prostitué
du nom de Robert Donelly avait déposé plainte contre lui.
John Wayne Gacy l'avait maintenu la tête sous l'eau jusqu'à
ce qu'il perde connaissance, puis l'avait violé. Mais Robert Donelly
ayant accepté de jouer "l'esclave sexuel" avec son client,
la police ne donna pas suite à l'affaire.
Le 16
février 1978, John Wayne Gacy tue Billy
Kindred.
Le
21 mars 1978, Jeffrey Rignall,
26 ans, accepta de se faire déposé en voiture chez lui.
John Wayne Gacy lui offrit de la marijuana à fumer, puis arrêta
brusquement la voiture et plaqua sur son visage un chiffon imprégné
de chloroforme.
Jeffrey Rignall repris connaissance nu dans une chambre où se trouvait
la photo d'un clown, il était attaché à une sorte
de pilori et sur le sol se trouvaient des fouets en cuir et des godemichés.
Pendant le reste de la nuit, Jeffrey Rignall fut violé et chloroformé.
Il se réveilla dans la neige au beau milieu d'un parc. les examens
médicaux révélèrent que le chloroforme avait
gravement endommagé son foie.
Jeffrey Rignall, furieux par ce qui venait de lui arriver, décida
de retrouver son agresseur. Il passa un mois dans sa voiture aux entrées
d'autoroute à guetter l'Oldsmobile noire de son agresseur. Fin
avril, il le repéra et nota le numéro de la plaque d'immatriculation.
Il se rendit à la police avec le numéro et identifia John
Wayne Gacy parmi des photos de suspects. La police n'avait pas assez de
preuve pour faire condamner John Wayne Gacy. Jeffrey Rignall s'adressa
à un avocat et fit lancer un mandat d'arrêt civil.
Quand John Wayne Gacy apprit qu'un mandat était lancé contre
lui, il déposa rapidement une contre-accusation, affirmant que
c'était Rignall qui avait essayé de l'endormir avec une
drogue appelée "Flash". Ainsi John Wayne Gacy resta en
liberté.
Le vide
sanitaire sous sa maison était désormais tellement plein
qu'il n'y avait plus de place pour d'autres cadavres.
John
Wayne Gacy, un citoyen au dessus de tout soupçon
Pourtant
en 1978, sa réputation de bon citoyen fut très largement
aidée quand en 1978, John Wayne Gacy rencontra Rosalynn Carter,
femme du président Jimmy Carter et fut photographié lui
serrant la main. La première dame des Etats Unis lui avait ensuite
dédicacé la photo, que John Wayne Gacy ne manqua pas de
laisser en évidence dans son bureau.
La rencontre
a eut lieu à l'occasion d'un défilé organisé
comme chaque année, le 6 mai 1978 à Chicago, pour commémorer
les débuts du gouvernement démocratique en Pologne. Gacy
était responsable du défilé depuis trois ans.
En juin
1978, Tim O'Rourke demande
un emploi à Gacy. Son cadavre fut découvert jeté
dans la rivière Des Plaines.
Celui de Franck Landingin,
disparu le 3 novembre 1978, et celui de James
Mazzara disparu peu de temps après, furent eux
aussi découverts dans la rivière.
Le soir
du 11 décembre 1978, John Wayne Gacy allait sans le savoir commettre
son dernier crime.
Il attira Robert Piest,
15 ans, chez lui en l'appâtant avec un job d'été.
Sa mère qui l'attendait au drugstore commençait à
s'inquiété parce qu'ils devaient fêter son anniversaire
en famille et ce n'étais pas dans les habitudes du jeune homme
de ne pas prévenir d'un retard. Très inquiète, Elizabeth
Piest rentra chez elle en informer son époux, et téléphona
à 21h45 au drugstore pour savoir s'il connaissait le nom de l'entrepreneur
que son fils devait rencontrer, la réponse fut "John Wayne
Gacy" mais les Piest ne le trouvèrent pas dans l'annuaire.
A 23h30, les parents du jeune homme allèrent au commissariat signaler
la disparition de leur fils. La famille entière passa le reste
de la nuit à parcourir lentement les rues des environs.
A 8h30,
le 12 décembre 1978, la police entama les recherches. L'inspecteur
James Pickwell appela le quartier général de police pour
savoir si un certain John Wayne Gacy avait un casier judiciaire. Quelques
minutes plus tard, une réponse alarmante arriva, il avait déjà
été arrêté pour pratique de la sodomie sur
adolescent et condamné à 10 ans de prison pour violences
sexuelles et avait été signalé plusieurs fois à
la police pour des faits similaires.
A 9h30,
le lieutenant de police Joseph Kozenczak se rendit chez John Wayne Gacy
au 8213 West Summerdale Avenue.
Les policiers expliquèrent la raison de leur présence, John
Wayne Gacy les invita à entrer. John Wayne Gacy affirma de pas
connaitre de Robert Piest. Les policiers insistèrent en disant
qu'on l'avait pourtant vu au drugstore en sa compagnie. John Wayne Gacy
se souviens alors du jeune homme mais affirma qu'il ne lui avait fait
aucune proposition de travail et qu'il n'étais pas convenu qu'il
le revoit.
Le lieutenant
Joseph Kozenczak lui demanda de bien vouloir le suivre au commissariat
mais John Wayne Gacy prétexta la mort d'un de ses oncles, et dit
qu'il attendait un coup de téléphone de sa mère.
Le lieutenant lui suggéra d'appeler sa mère et de les suivre.
John Wayne Gacy s'énerva et dit "N’avez-vous donc aucun
respect pour les morts?".
Joseph Kozenczak obtient la promesse de John Wayne Gacy qu'il viendrait
au poste aussitôt que sa mère aurait appelé.
Le lieutenant repartit mais avait le sentiment que John Wayne Gacy savait
où se trouvait le garçon.
Les Piest
qui attendaient morts d'inquiétude au commissariat, demandèrent
à la police d'intervenir. Ils pensaient que leur fils était
retenu contre son gré au domicile de John Wayne Gacy. Le lieutenant
la calma en lui disant qu'à ce stade il n'y avait aucune preuve.
L'inspecteur Joseph kozenczak attendit John Wayne Gacy jusqu'à
1 heure du matin mais l'entrepreneur ne se montra pas.
Le lendemain matin, ses collègues lui appris que John Wayne Gacy
s'était présenté à 3h30, couvert de boue,
en déclarant qu'il avait eu des problèmes avec sa voiture.
John
Wayne Gacy revint au commissariat peu avant midi et s'excusa de ne pas
être arrivé plus tôt la veille. Il nia à nouveau
savoir quoi que ce soit sur Robert Piest. John Wayne Gacy ne semblait
pas inquiet ni pressé de partir. Pendant que l'inspecteur Pickwell
encourageait John Wayne Gacy à parler, Le lieutenant Kozenczak
obtenait un mandat de perquisition.
A 15h30, les deux hommes annoncèrent à John Wayne Gacy qu'ils
avaient un mandat et lui demandèrent les clefs de chez lui pour
effectuer la perquisition. John Wayne Gacy leur donna les clefs sans inquiétude.
Les policiers
trouvèrent de nombreux livres sur l'homosexualité et la
pédérastie, des vidéos pornographiques homosexuelles,
une paire de menottes et une corde de nylon. Ils trouvèrent aussi
une carpette maculée par ce qui semblait être du sang, mais
rien n'indiquait que Robert Piest fût venu dans la maison. Au bout
de quelques minutes de fouille, les inspecteurs trouvèrent un élément
intéressant : un reçu de drugstore pour le développement
d'un film. Ils le montrèrent à la mère de Robert,
qui pensa que le reçu appartenait à la petite amie de son
fils, Kim Beyers. La jeune fille le confirma.
Le lieutenant
Joseph Kozenczak avait maintenant la preuve que Robert Piest s'est rendu
chez John Wayne Gacy mais il fallait absolument retrouver le corps. A
l'aide d'un hélicoptère et de chiens, les policiers passèrent
au peigne fin la forêt bordant la rivière voisine, sans trouver
la moindre trace de l'adolescent.
John
Wayne Gacy, agacé par les interrogatoires passa à l'offensive
et intenta un procès de 750 000 dollars pour atteinte aux droits
civils devant la cour de grande instance de Chicago, exigeant que la police
cesse de le harceler immédiatement.
Une
odeur de cadavres...
Une semaine après
la disparition de Robert Piest, John Wayne Gacy conduisait de façon
si chaotique, que l'équipe chargée de le surveiller l'arrêta
et lui demanda de rouler plus prudemment. John Wayne Gacy invita les policiers
à visiter son domicile. Il venait de commettre une grossière
erreur. A peine entré, l'agent Schulz reconnut l'odeur douceâtre
qui imprégnait l'atmosphère chauffée de la maison
: une odeur de cadavre. La première fois que les policiers avaient
fouillé la maison, l'odeur ne les avait pas frappés à
cause du froid.
Le 21
décembre 1978, John Wayne Gacy est surpris alors qu'il fournit
de la marijuana à un pompiste dans un garage. La police utilise
se prétexte pour l'arrêter. Les policiers raccompagnèrent
John Wayne Gacy à son domicile en lui annonçant qu'ils allaient
arracher les lattes du plancher. John Wayne Gacy pris peur et déclara
qu'il avait enterré sous le sol de son garage le corps d'un homme
qu'il avait tué en état de légitime défense.
Fouillant à nouveau la maison, ils découvrirent une trappe
située au fond d'un placard. A l'intérieure : une mare d'eau
sombre et nauséabonde. Une fiche électrique pendait, et
lorsqu'ils la branchèrent une pompe se mit en marche dans le sous-sol,
il fallut un quart d'heure pour drainer l'eau. Daniel Genty, un technicien
des services de police descendit dans le vide sanitaire, lorsqu'il plongea
une pelle dans le sol boueux, il manqua de suffoquer tant l'odeur de putréfaction
était forte. Il identifia une substance savonneuse comme étant
de l'adipocire, matière produite par la chair en décomposition.
Quelques semaines plus tard, il découvrait l'os d'un bras humain.
Il ne s'agissait pas du corps de Robert Piest, mais c'était le
début d'une découverte macabre sans précédant.
John Wayne Gacy pouvait désormais être inculpé de
meurtre.
Le
premier jour deux cadavres furent retirés de la maison, l'un était
enchâssé dans du béton, et le deuxième enveloppé
dans du plastique.
Le lendemain, trois nouveaux corps furent découverts, dont un enseveli
dans le sol bétonné du garage. Les policiers trouvèrent
également le permis de conduire de Frank Landingin, dont ils avaient
retrouvés le corps dénudé dans la rivière
Des Plaines en novembre. D'autres papiers d'identité permirent
d'identifier les victimes.
Les policiers
découvraient corps après corps, le carnage. Il s'agit de
corps d'hommes tous relativement jeunes dans la plupart dans un état
de décomposition avancée. En dépit de consigne de
sécurité, le port de combinaisons jetables, de masques à
gaz, et de bain désinfectant, le méthane présent
dans l'air sous forme gazeuse les rendait malades. De plus la moindre
étincelle pouvait provoquer une explosion.
Pendant
cette fouille macabre, John Wayne Gacy était interrogé au
quartier général de la police. Il avoua s'être livré
à ces meurtres depuis 7 ans. Il tombait de temps en temps dans
un état de semi-coma dont il sortait en sursautant sans savoir
apparemment où il se trouvait.
Selon ses déclarations, il n'avait commis lui-même aucun
des meurtres. Le véritable coupable était son sinistre alter
égo, nommé "Jack", qui détestait les homosexuels.
Mais cette histoire n'expliquait pas pourquoi il avait tué Rober
Piest qui n'était pas homosexuel.
John Wayne Gacy expliqua qu'il conduisit Robert Piest chez lui, et qu'il
avait joué avec une paire de menottes. Le garçon avait demandé
à quoi elles servaient et John Wayne Gacy lui avait expliqué
qu'il s'agissait de menottes truquées. "Regarde, je vais te
faire une démonstration. Mets tes mains dans ton dos". Robert
Piest avait naïvement fait ce que John Wayne Gacy lui demandait.
Selon John Wayne Gacy, c'était son alter ego malfaisant "Jack"
qui contrôlait les choses et qui lui dit "Je vais te violer,
et tu ne peux rien y faire". Mais le garçon était visiblement
si bouleversé que John Wayne Gacy avait changé d'avis et
avait décidé de le laisser partir. Il l'avait emmené
dans sa chambre pour y prendre les clefs et le libéré, mais
il avait sombré dans une sorte de torpeur et ne se souvenait de
rien.
C'est l'appel d'un ami qui le réveilla, il retrouva le garçon
étendu sur le lit, étranglé avec une corde. John
Wayne Gacy transporta le corps sous les combles du grenier et l'y laissa
pour la nuit et le corps s'y trouvait encore lorsque le lieutenant Kozenczak
était passé à 10h.
John
Wayne Gacy se demandait si la police allait repasser avec un mandat de
perquisition. Il attendit donc la nuit tombée pour se débarrasser
du corps. Il mis le corps de Robert Piest dans son Oldsmobile et conduisit
vers le sud jusqu'au pont Kankakee qui enjambe la rivière Des Plaines
puis jeta le corps dans l'eau. Dans sa précipitation il dérapa
sur la route verglacée et sa voiture finit sa course dans la boue
épaisse de la berge. Un agent de police routière qui repéra
le véhicule lui demanda s'il avait besoin d'une dépanneuse,
mais John Wayne Gacy refusa. Ne parvenant pas à désembourber
sa voiture tout seul, il finit par accepter l'aide d'une dépanneuse.
Pour ne pas avoir à payer, John Wayne Gacy prétendit au
mécanicien être un agent de police et le persuada de facturer
le dépannage au service de l'éclairage public du comté
de Cook mais celui-ci refusa et exigea d'être payé.
John Wayne Gacy s'exécuta et se rendit au poste de police, surpris
de constater que le lieutenant Kozenczak ne l'attendait plus.
Les meurtres
horrifièrent tout le pays. Les familles dont le fils avait été
porté disparus commencèrent à redouter le pire.
Le nombre total de corps découvert chez John Wayne Gacy
allait atteindre les
29, nombre auquel il faut ajouter les 4 cadavres retrouvés dans
la rivière.
Une fois
les 29 cadavres exhumés, la maison de John Wayne Gacy n'était
plus qu'une carcasse de pierre devenue dangereuse et qui fut démolie.
A la fin du mois d'avril le corps de Robert Piest fut retrouvé
au barrage de Dresden sur la rivière de l'Illinois.
A l'hôpital
psychiatrique Cermak à Chicago, les psychiatres examinèrent
le cas de John Wayne Gacy.
John Wayne Gacy affirma dès le début que c'était
son alter ego maléfique "Jack" qui avait commis tout
ces meurtres, puis concéda à dire que John en avait aussi
commis quelques uns. "Jack" était l'une des 4 personnalités
qui dominaient tour à tour John Wayne Gacy. Ses récits étaient
confus et variaient. Les psychiatres avaient du mal à le croire.
Les examens psychiatriques montrèrent que John Wayne Gacy n'éprouvait
aucun remords pour les meurtres qu'il a commis. John Wayne Gacy affirma
également qu'il avait commis la plupart de ces crimes en état
de légitime défense. Ses avocats, considérant que
ses explications n'allaient que lui attirer l'antipathie du jury, décidèrent
de plaider la folie.
Le procès
de John Wayne Gacy commença le 6 février 1980.
L'avocat de l'accusation, Robert Egan, affirma au juge Louis B. Garippo
que John Wayne Gacy n'était pas fou, mais qu'il était un
être malfaisant. Robert Motta, qui représentait John Wayne
Gacy, affirma au contraire qu'un homme qui dormait dans une maison entouré
de 29 cadavres ne pouvait qu'être fou.
Au second
jour de procès, plusieurs parents témoignèrent. John
Wayne Gacy restait imperturbable et les regardaient en ricanant.
Deux adolescents, David Cram et Michael Rossi, témoignèrent
à leur tour et racontèrent que John Wayne Gacy les avait
payé pour creuser des "tranchées" dans le vide
sanitaire, soit disant pour y faire passer des tuyaux.
Jeffrey
Rignall vint témoigner et en décrivant sa nuit de viol et
de torture, il admit qu'un homme capable de tels actes ne pouvait pas
être sain d'esprit. L'avocat général William Kunlkle
fit remarquer que Jeffrey Rignall avait écrit un livre sur sa rencontre
avec John Wayne Gacy et que sa comparution n'avait pour objet que de faire
la promotion de son ouvrage.
Le Docteur
Thomas S. Eliseo affirma dans son rapport psychiatrique que John Wayne
Gacy était d'une intelligence bien au-delà de la moyenne
mais qu'il était atteint de schizophrénie paranoïde.
L'avocat général William Kunkle décrédibilisa
le psychiatre en lui demandant s'il prétendait que John Wayne Gacy
avait commis 33 meurtres sans se rendre compte qu'il faisait quelque chose
de mal.
Le psychiatre
de la défense, Lawrence Z. Freedman, s'accorda avec le précédent
psychiatre pour dire que John Wayne Gacy était psychotique donc
juridiquement dément. Il déclara aussi que John Wayne Gacy
n'avait aucun ressentiment pour ce qu'il avait fait, qu'il détestait
les "homosexuels" et ne se considérait pas comme tel,
qu'en les tuant, il se débarrassait symboliquement de sa propre
homosexualité.
Richard G. Rapparport, déclara que John Wayne Gacy était
anormal. Que le sadisme de John Wayne Gacy était une réaction
contre son père. John Wayne Gacy souriait aux membres du jury comme
pour les encourager à écouter attentivement, il souhaitait
visiblement se faire passer pour fou.
Mais
le témoignage de Robert Donelly qui décrivit sa nuit chez
John Wayne Gacy venait contrecarré ses plans.
Le psychiatre Arthur Hartman affirma également que John Wayne Gacy
n'étais absolument pas dément, et le docteur Robert A. Reifman
alla dans son sens en déclarant que John Wayne Gacy avait un type
de personnalité particulièrement narcissique. Il était
tellement fier de lui même que les autres existaient à peine.
Il finit sa plaidoirie par dire "Je ne crois pas qu'on puisse avoir
trente trois accès de folie temporaire". Le fait que John
Wayne Gacy ait demandé à David Cram et Michael Rossi de
creuser des tombes dans le vide sanitaire indique clairement que John
Wayne Gacy avait organisé les meurtres à l'avance.
Le
verdict
Le 12
mars 1980, deux heures suffirent aux membres du jury pour tomber d'accord
avec l'accusation : John Wayne Gacy n'était pas dément,
il était donc coupable. Le lendemain, le juge Garippo prononça
la peine de mort à l'encontre
de John Wayne Gacy.
Le public applaudit.
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M.M.
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