L'île
d'AZ
Personne n'aurait pu rêver pareille construction... personne à part peut être Jules Verne qui avait imaginé en 1895 dans son roman "Lîle à hélice" une cité flottante sur les océans. Mais lhistoire finissait mal Cette idée très futuriste a été reprise par larchitecte français Jean-Philippe Zoppini en partenariat avec les bureaux d'études du service innovation du chantier naval d'Alstom, pour l'île "AZ", une petite ville flottante dune superficie de 10 hectares avec son lagon, son port, ses immeubles, sa galerie commerciale, son casino
Standard-Island est une île en acier, et la résistance de sa coque a été calculée pour l'énormité du poids qu'elle est appelée à supporter. Elle est composée de deux cent soixante-dix mille caissons, ayant chacun seize mètres soixante-six de haut sur dix de long et dix de large. Leur surface horizontale représente donc un carré de dix mètres de côté, soit cent mètres de superficie. Tous ces caissons, boulonnés et rivés ensemble, assignent à l'île environs vingt-sept millions de mètres carrés, ou vingt-sept kilomètres superficiels. Dans la forme ovale que les constructeurs lui ont donnée, elle mesure sept kilomètres de longueur sur cinq kilomètres de largeur, et son pourtour est de dix-huit kilomètres en chiffres ronds. La partie immergée de cette coque est de trente pieds, la partie émergeante de vingt pieds. Cela revient à dire que Standard-Island tire dix mètres d'eau à pleine charge. Il en résulte que son volume se chiffre par quatre cent trente-deux millions de mètres cubes, et son déplacement, soit les trois cinquièmes du volume, par deux cent cinquante-neuf millions de mètres cubes. Toute la partie des caissons immergée a été recouverte d'une préparation si longtemps introuvable - elle a fait un milliardaire de son inventeur - qui empêche les gravans et autres coquillages de s'attacher aux parois en contact avec l'eau de mer. Le
sous sol de la nouvelle île ne craint ni les déformations,
ni les ruptures, tant les tôles d'acier de sa coque sont, puissamment
maintenues par des entretoises, tant le rivetage et le boulonnage ont
été faits sur place avec solidité."
Entre
Jean-Philippe Zoppini et la mer, cest une longue histoire. La viabilité
économique du projet n'est pas avérée et Alsthom
hésite à promouvoir ce projet qui sort du cadre habituel
de la construction de bateaux, Jean-Philippe Zoppini espère bien
voir le projet aboutir. Il estime son coût
à 2 milliards deuros, à comparer aux 780 millions
du plus grand paquebot du monde actuel : le "Queen Mary II"
également construit par Alsthom. Jean-Philippe Zoppini, n'est en effet pas qu'un doux rêveur. Président de l'Association Cités Marines depuis 1995, il s'intéresse depuis maintenant une vingtaine d'années aux possibilités d'utiliser l'océan comme support et comme nouvel espace à urbaniser. Composition
de l'île AZ
Tous les bâtiments,
où le verre est très présent pour développer
la luminosité, sont tournés et vers le lagon, et vers l'entrée
principale, qui se trouve juste à l'opposé des bassins arrières.
Les infrastructures d'accueil, d'administration et de loisirs sont placées
au plus bas. Plus en hauteur, où convergent tous les escaliers de secours se trouvent 50 chaloupes, les cabines du personnel naviguant et d'autres locaux techniques Une première version, le trimaran AZ1, ne proposait "que" 2 000 cabines mais Alsthom souhaitait quelque chose de beaucoup plus grand. Le projet
actuel de l'île AZ serait constitué par 4000 cabines de grand
luxe et pourrait accueillir jusqu'à 10 000 occupants. La base de
l'île a une forme ovoïde de 300 m de large, 400m de long.
"Quand on passe à la maquette, c'est qu'on n'est plus dans l'utopie", se rejouit Zoppini. C'est la preuve également que Alstom prend ce projet très au sérieux. L'île d'AZ n'est pas encore tout à fait réalité mais Jean-Philippe Zoppini se donne tous les moyens pour que ce projet aboutisse! Informations : www.zoppini.fr
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